Même loin de vous, la lucha sigue

La réputation des français à l’étranger est marrante.Nous sommes apparement des gens sales « french shower » (douche française) c’est à dire du parfum à la place d’une douche.

Nous serions des voleurs, « french market » mouais moi j’appel ça système débrouille ;).

Et enfin ce qui revient souvent c’est que nous sommes des raleurs mais pas forcément pour demander un café correcte des croissants ou du fromage de Savoie au milieu des montagnes mexicaines mais plus pour nos nombreux conflits sociaux. Et il y a bien que pour cette dernière raison que je suis content d’être français.

Malheureusement, comme moi qui ai parfois des visions lointaines de certains pays que je ne connais pas, ces gens se trompent aussi sur la France.

Quand tu vois comment nous traitons les réfugié(e)s en France, à Calais dernièrement, alors que la Jordanie accueille par exemple plus de 800 000 réfugiés l’année dernière ; comment nous traitons l’environnement avec les projet du NO TAV, de Notre Dame des Landes et Sivens – dont un militant écolo tué par la police- alors que le Costa Rica mise sur l’écologie pour développer son pays. Même si beaucoup de choses restent à dire sur le marketing qu’ils font de leur nature, quand on regarde les millions dépensés en France pour lutter contre le cannabis alors que beaucoup de pays l’autorisent ou carrément le légalise comme l’Uruguay…etc

Après ce n’est pas plus beau ailleurs ou moins beau chez nous, mais ce qu’il y a de beau depuis le début de mes voyages et de mon tour du monde ce sont les rencontres avec les gens, les peuples, les communautés qui luttent pour plus de droits ou pour les conserver même si suivant les pays la lutte est plus difficile.

Certaines luttes sont peut-être critiquables sur leur finalités ou comment elles ont été menées mais la plupart partent d’un fort sentiment de changement et de révolte face à une planète tournée uniquement sur le capitalisme.Une pensée à la révolution cubaine, une pensée à la lutte des communautés zapatistes, une pensée à la révolution nicaraguayenne, à la lutte du peuple palestinien et une solidarité avec le peuple Kurdes et tout ceux et celles qui luttent pour une vie meilleure.

Quand on voyage, beaucoup de choses changent : les traditions,les coutumes, la religion,les langues,le niveau d’éducation. Mais dans beaucoup de pays traversés j’ai pu m’apercevoir qu’une chose revient régulièrement et c’est celle de la lutte pour plus de droits ou pour ne pas en perdre, et très souvent contre le capitalisme.

Alors voilà pourquoi ce petit texte sur tout ça, car aujourd’hui en France, un mouvement de grève contre la réforme du travail et provenant de la base du peuple et non des syndicats ou partis politiques, se met en place.

Donc voilà ce texte est en solidarité avec ce mouvement du 9 mars 2016 qui je l’espère va donner de belles choses mais sans oublier ceux et celles qui luttent toute l’année dans leur ville,une pensée à ceux et celles qui luttent à Calais aux cotés des réfugiés et contre toutes les frontières.

Je profite à fond de mon voyage mais cela ne m’empêche pas de penser que si je fais ça c’est aussi parce que j’ai de la chance d’avoir eu un métier, d’avoir eu plus de chance que d’autres en France et ailleurs qui ont plus de mal à s’en sortir.

Donc je n’oublie pas toutes les personnes qui seront dans la rue le 9 mars 2016 pour lutter et toutes celles et ceux qui luttent toute l’année pour que ça soit réellement une chance de vivre en France. Solidarité depuis l’Amérique centrale, YA BASTA, LA LUCHA SIGUE

7 Des réflexions sur “Même loin de vous, la lucha sigue

  1. houla , je ne savais pas mon neveu philosophe ,bien écrit, chapeau.On te souhaite encore de belles rencontres.bises mfrançoise

  2. Encore un don caché tu as superbement écris et c est une tres tres grosse analyse. Continue et je pense que ta retraite d un an si on peut dire cela va te faire encore devenir plus fort. Merci et cultive encore tes pensées ta plume pour nous réecrire encore souvent de belles lettres comme celle ci.
    Et ta raison la lutte continue ,il ne faut jamais baisser les bras et ne jamais faire confiance en ces politiques et meme a ces dirigeants syndicaux qui pensent qu a leur gueule.
    Tu penses a nous mais on pense aussi beaucoup a toi alors prends soin de toi.

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